Les nouveaux ciseaux SAJOU : des modèles
de grande qualité fabriqués
en France.
À la différence des ciseaux précédents,
nos nouveaux modèles sont entièrement fabriqués
en France. Ce choix d'une fabrication française va dans le sens
de la qualité mais répond aussi à un souci de préservation
du patrimoine et du savoir-faire des ateliers de notre pays, préoccupations
qui m'animent au quotidien.
Sachez d'ailleurs qu'un atelier a pu rouvrir ses portes grâce à la
Maison SAJOU. Une folie sans doute, mais c'est une sorte de croisade à laquelle
je crois : au XIXe siècle, la France était connue du monde
entier pour la qualité de sa production ciselière. Mon
objectif est de tenter de maintenir cette réputation.
Deux ateliers français et familiaux fabriquent ces ciseaux, il
est donc possible que nous connaissions des ruptures de stocks momentanées.
Elles ne seront que passagères car ces modèles devraient,
avec ceux qui sortiront d'ici la fin de l'année, devenir de
grands classiques SAJOU.
LES CISEAUX LIEVRES
Leur fabrication nécessite précision et savoir-faire,
avec l'intervention de près d'une vingtaine de personnes :
- Le point de départ est une ébauche brute, dont les
deux branches sont différentes. Celles-ci doivent être
d'abord percées, l'une d'elle recevant un filetage pour la
vis.
- Vient ensuite un premier assemblage, qui permet l'ajustage
des deux branches. Cette mise au point effectuée, celles-ci sont
définitivement
destinées à “faire la paire” : c'est pourquoi
une marque d'appairage leur est apposée. Il s'agit d'un chiffre
frappé à l'aide d'un poinçon, qui, une fois
les opérations ultérieures réalisées (pour
lesquelles les ciseaux sont démontés), permettra d'identifier
les branches devant être assemblées. La marque d'appairage
(un « 1 » sur les photos présentées
ici) est le signe de reconnaissance d'une paire de ciseaux de qualité.
- S'ensuit le marquage “SAJOU”, puis le traitement
thermique, qui assure la qualité de la coupe, mais aussi sa
durée
dans le temps. Intervient alors une opération de meulage de
l'intérieur
des branches, qui aplanit et contribuera au parfait fonctionnement
des ciseaux.
- Suit le polissage, assuré par trois personnes : l'une se
charge des anneaux, l'autre du corps et la troisième des lames.
- Le bel aspect des ciseaux sera ensuite obtenu par le
nickelage, puis le chromage, traitements qu'il faudra enlever les
parties coupantes, à l'intérieur
des branches, par un léger polissage.
- À l'issue de toutes ces opérations, le montage définitif
peut être fait : la vis est posée puis une ultime vérification
pouvant exiger de légères retouches. Chaque paire de ciseaux
est alors soigneusement essuyée puis recevra son ruban SAJOU
et son emballage.
Ce modèle “lièvre” est un modèle qui
fut dessiné au XIXe siècle.
Désormais, tous nos ciseaux seront marqués au nom de la
maison afin d'éviter les copies (une des raisons pour lesquelles
nous avons cessé nos précédents modèles).
Pour que votre information soit complète :
En apparence, ces deux paires de ciseaux se ressemblent. Mais, si vous
y regardez de plus près, vous verrez que le modèle doré n'a
aucune finesse : le corps du lièvre est lourd, son museau très
peu marqué, ses pattes ne sont pas dégagées, sa
queue quasi-inexistante…, sans parler de la qualité de
la vis et de celle des lames, qui sont épaisses et coupent mal.
Les ciseaux lièvre SAJOU sont forgés à chaud, manière
traditionnelle de fabriquer des ciseaux de qualité. Tandis que
la paire dorée est obtenue selon la technique de l'estampage à froid,
c'est-à-dire simplement découpée dans du métal
puis polie en vrac dans un tonneau. Sur ce type de ciseaux, souvent la
vis est en réalité une fausse vis. Et, bien entendu, lorsque
vous ouvrez les deux branches d'une paire de ciseaux comme celle-ci,
aucun marque d'appairage n'apparaît.
LES CISEAUX PLIANTS
À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le
développement de l'industrialisation donna lieu à une
multitude d'inventions plus ingénieuses les unes que les autres.
Nombre d'objets domestiques bénéficièrent de cet élan,
comme ces ciseaux pliants dont le modèle fut mis au point au début
du XXe siècle.
Ils sont toujours fabriqués par la même famille à Nogent-en-Bassigny,
la capitale ciselière française.
La première réclame qui vantait leurs mérites
affirmait :
“Ces ciseaux sont minutieusement construits dans nos ateliers
en acier inoxydable spécialement approprié. Ils possèdent
tous les avantages d'un objet de résistance, solidité dans
la légèreté, élégance dans la forme”.
La maison SAJOU est fière de pouvoir proposer à ses clientes
ces originaux ciseaux de qualité.
LES COUTEAUX DE LA BRODEUSE
Les couteaux suédois furent très à la mode en France
dès la fin du XIXe siècle au moment des Expositions universelles,
notamment celles de Paris en 1889 et 1900 (expositions durant lesquelles
M. SAJOU remporta plusieurs prix). À l'époque, toute femme élégante
se devait d'avoir un fin canif dans son aumônière.
Connue
pour la qualité de ses aciers, la Suède, en la
ville d'Eskilstuna, produit des couteaux de grande qualité depuis
des décennies. C'est à la société Eka, fondée
en 1882 dans la capitale de la coutellerie suédoise, que la maison
SAJOU a confié la réalisation de ses couteaux de brodeuse.
Une anecdote amusante permet de juger de la réputation fort ancienne
du tranchant des couteaux Eka : en 1894, les fondateurs firent le
pari insensé de couper un tronc d'arbre de 12,5 pouces (soit
près de 32 cm de diamètre) avec un couteau de poche. Il
leur fallut quatre heures et le pari fut gagné ! Ce couteau,
toujours en bon état, figure en bonne place dans le musée
de la maison.
Extra-plats, munis d'une petite lame et d'une excellente paire de
ciseaux, ces trois couteaux sont décorés de motifs suédois
traditionnels. Obtenu selon le procédé de la gravure à l'eau-forte,
le décor des cotes exige de nombreuses opérations : après
le nickelage, un vernis de réserve est posé sur les parties
n'étant pas à dorer. À l'issue du bain appliquant
le placage or, la couleur est posée à la main, puis cuite.
Interviennent ensuite diverses opérations de nettoyage des motifs,
avant le montage et l'ajustage du couteau.
Cette page d'un catalogue ancien montre des fabrications traditionnelles
de couteaux suédois produits à Eskilstuna, ville où,
au début du XXe siècle, on comptait au moins une quarantaine
de coutelleries en activité.

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