Logo SAJOU  
Products
Order our Catalogue 2010/2011
THIS MONTH'S BARGAINS
- Books:
- Embroidery fabrics:
- Embroidery threads:
- Fancy Work:
- Haberdashery Items:
- Key ring:
- Lace Threads:
- Needles:
- Patterns:
- Pins
- Pocket knives:
- Postcards:
- Ribbons and Laces:
- Sajou Albums:
- Sajou Workshop:
- Scissors and Scissor cases:
- Sewing boxes:
- Sewing Threads:
- Shop drawers:
- Stationery:
- Storage boxes:
- Thimbles:
- Thread cards and organisers:
- Wooden sewing accessories:
- CLEAR OUT
- Special sales:
Quick Find
 
Use keywords to find
the product
you are looking for.
Advanced Search
Free Gifts


For purchases of
70 Euros or more
,
we offer you a Sajou Note Book
Latest products more
Tube<br> Tapestry needles
Tube
Tapestry needles

12,00€
Free Gifts


For purchases of
130 Euros or more
,
we offer you this Sajou note pad - 40 pages of blue paper
Secure Payments
Banque Populaire
Paypal
Free Gifts


For purchases of
50 Euros or more
,
we offer you a wedding pins booklet
Informations
Privacy Notice
Conditions of Use
Contact Us
Patrimoine Patrimoine
OUVRAGES DE DAMES : MERCERIE, BRODERIE

Vous pourrez découvrir ci-dessous des extraits de ce livre sorti en librairie le 22 septembre dernier. Il est le premier titre d'une nouvelle collection qui, sous le nom de CATALOGUE, se propose, sur 240 pages, d'explorer divers univers. Ici, donc, celui des ouvrages de dames.

En effet, les merceries d'autrefois regorgeaient d'articles en tout genre qui, de nos jours, sont devenus autant de thèmes de collection. Cet ouvrage évoque ce vaste domaine qui va des ciseaux à broder aux albums de modèles, en passant par les dés à coudre, les marques de fil, les rubans et dentelles, et toutes ces petites choses si utiles aux ouvrages de dames. Les nombreuses photos et pages de catalogues anciens reproduites dans cet ouvrage raviront tous ceux que la broderie et la mercerie intéressent. La profusion est telle que même les plus avertis des amateurs ne sont pas à l'abri de nombreuses découvertes.

Format : 150 x 210
240 pages
Couverture pelliculée souple avec rabats
400 photos environ
Disponible depuis le 22 septembre 2005
Prix : 20,00 euros
ISBN : 2-84567-288-8

SOMMAIRE DU LIVRE :
Ciseaux et nécessaires à couture
Dés à coudre et mètres de couturière
Fils à coudre et à broder
Petite mercerie
Albums et modèles

Extrait de l'introduction :

Cette infinie diversité ramène d'ailleurs à l'étymologie même du mot « mercerie », qui, dérivé du latin merx et mercis, signifie « commerce » et désigne tout ce qui est mercantile. Au xiiie siècle, la mercherie désignait toutes les marchandises que les merciers étaient autorisés à vendre : les meubles, les bijoux, les vêtements et leur parure. Le corps des merciers était le troisième corps des marchands, et il se divisait en vingt classes comprenant des spécialités aussi diverses que les marchands de draps et de toiles, les marchands de pelleterie, les quincailliers, les chaudronniers, les marchands de miroirs et même ceux d'ornements d'appartement. Peu à peu, on a distingué par le terme de mercerie meslée puis par celui de menue mercerie, les petits merciers ambulants qui parcouraient villes et villages en proposant des accessoires de couture, d'habillement et de petits ornements d'intérieur. Il faut signaler, chose rare pour une profession bien définie, que le mot féminin de mercière existe depuis le xiiie siècle !

Extrait du chapitre consacré aux ciseaux :

Toutes les couturières et toutes les brodeuses savent combien il est agréable, et important, de posséder une bonne paire de ciseaux. Si elle est belle, c'est encore mieux. La diversité dans ce domaine est immense, et bien des artisans y mirent tout leur savoir-faire, lequel confère parfois au génie. Quantité de belles paires de ciseaux furent conçues pour faire partie de nécessaires à couture. Là aussi, le charme, l'ingéniosité et, parfois, le luxe sont au rendez-vous.

Parmi les curiosités très recherchées, les nécessaires à couture miniatures que des artisans se sont ingéniés à loger dans des contenants qui, très souvent, sont des matières naturelles. Ainsi, par exemple, des noix peuvent-elles contenir un passe-lacet, un poinçon et une paire de ciseaux. Une moule avec dé, carnet miniature et pique épingles. Dans un (petit) œuf, rien de moins qu'une paire de ciseaux, un dé, un passe-lacet, un crayon, un carnet, soit six objets ! Dans un autre œuf, en nacre, un porte-aiguilles, un passe-lacet, un dé et des ciseaux. Et, pour terminer, une… noisette ! dans laquelle on trouve un dé, des ciseaux, un passe-lacet et un poinçon.

Extrait du chapitre consacré aux dés à coudre et aux mètres de couturière :

Pas de couture possible sans un dé ou sans un mètre de couturière. En principe éminemment pratiques, certains de ces objets ont pourtant rencontré l'inventivité, l'ingéniosité et aussi, parfois, l'humour des artisans et des industriels.

En tout cas, cela a donné nombre de réalisations de qualité, que l'on trouvait plus souvent dans les vitrines des joailliers-orfèvres que sur les étagères des merceries. Ce sont néanmoins des objets de couture, et heureusement que certains d'entre eux furent peu employés : c'est ce qui permet aujourd'hui de les admirer !


Lorsqu'on a en main un de ces jolis petits mètres, la tentation est grande de tirer sur le ruban pour le dérouler. Il faut pourtant le faire avec d'infinies précautions, car le tissu dont il est fait peut avoir subi les outrages du temps – sans compter la fragilité du mécanisme permettant de le rembobiner.

Parmi un choix d'objets domestiques, un chandelier en buis et une bouilloire. Notez la jolie pierre dure formant l'anse de cette dernière. Le ruban se rembobine avec la poignée du couvercle. Un moulin à café en cuivre qui, logiquement, se rembobine avec sa poignée. Pour ce qui est de la bouteille de champagne, c'est le bouchon de la bouteille qui remplit cet office. La glace du seau est formidablement réaliste, et que dire du muselet fermant une bouteille dont la forme est typique du xixe siècle. Un fer à repasser de ceux que l'on rencontrait fréquemment au xixe siècle et qu'on appelait les fers à lingot. En lieu et place de la plaque de fonte chaude qu'on glissait à l'intérieur – le lingot –, le mètre-ruban, se rembobinant avec la poignée qui, sur les modèles réels, sert à verrouiller la porte. Point de soupe dans cette sympathique marmite ventrue en laiton, mais bien un mètre. Et, enfin un adorable moulin en laiton dont le mètre sort sur le devant et que l'on rembobine avec sa roue.

Extraits du chapitre fils à coudre et à broder :

Bien des marques de fil portent des noms très simples qui, de plus, peuvent être matérialisés par un objet reconnu de tous. Cette habitude date de l'époque, pas si lointaine, où nombre de bonnes gens ne savaient ni lire ni écrire. Désigner un objet, un fruit, un animal… revenait donc à désigner une marque. On rencontre cette manière de faire dans d'autres domaines et pour des produits beaucoup plus anciens que le fil. Ainsi les couteliers et ciseliers utilisaient-ils des marques telles que le trèfle couronné, la harpe, la hache, la tête de Maure, l'as de pique… De là viennent aussi les noms d'auberges tels que Le Cheval Blanc, Le Sauvage ou encore Le Chien qui Fume…

La marque Au Chinois fut déposée, en novembre 1847, par François-Philibert Vrau qui avait fondé son entreprise à Lille une vingtaine d'années auparavant. Ce dépôt était motivé par une nouvelle façon de présenter le fil : des pelotes ceintes d'une étiquette et rangées dans des boîtes. Cependant, ce n'est que quelques années plus tard que cette marque prendra toute sa mesure. Pour cela, il faut attendre l'arrivée dans la société de Philibert Vrau, fils du précédent, en 1849 et, surtout, sa prise en main des affaires vers 1858. Ce personnage peu ordinaire mena une vie hors du commun. Célibataire par choix – en fait, une vocation contrariée –, Philibert Vrau (1829-1905) n'eut de cesse de faire fonctionner au mieux sa société commerciale, de manière qu'elle dégage d'importants moyens pour réaliser quantité d'œuvres sociales.

Au nombre des « recettes » appliquées par Philibert Vrau, il faut citer une politique de prix intransigeante et intangible, là où la concurrence avait tendance à appliquer des prix bas de manière désordonnée. En revanche, il sut instaurer un système de primes qui, sous la forme d'une bonification en fin d'année, incitait les grossistes à la fidélité et à la promotion du produit auprès des merceries de détail. Une organisation irréprochable et le succès fut au rendez-vous. Jugez-en plutôt : les ventes annuelles, de 282 000 boîtes en 1864, vont passer à 1 950 000 boîtes en 1875. Elles redescendront autour de 1 400 000 boîtes vers 1900. Si on sait que la boîte, qui est l'unité de vente, représente 48 pelotes de 50 mètres, cela représente, au plus fort de la vente, 93 millions de pelotes, soit, à l'époque, trois pelotes de fil par Français et par an ! Cela pour la théorie des chiffres, car, dans la réalité, une partie de la production était exportée, principalement vers l'Allemagne et les pays du Nord.

Extraits du chapitre petite mercerie :

Jusque dans les années 1880, la fabrication industrielle des aiguilles se situait en Allemagne, dans la région d'Aix-la-Chapelle, et surtout en Angleterre, à Redditch. Cette ville située au sud-ouest de Birmingham fut un temps considérée comme la capitale mondiale de cette spécialité. Dans les années 1870, sa production était estimée à environ 3,5 milliards d'unités. La grande majorité des aiguilles vendues en France fut longtemps issue de Grande-Bretagne, ce que l'observation des emballages confirme. Certains d'entre eux sont ceux d'origine, d'autres spécifient qu'il s'agit d'aiguilles anglaises, mais elles furent conditionnées en France. Souhaitant contrer la domination anglaise, Benjamin Bohin, prend, en 1868, l'initiative de regrouper plusieurs petits ateliers. En 1889, lors de l'Exposition universelle, sa firme, Bohin Fils, est la seule représentante française parmi les fabricants d'aiguilles à coudre... Les publicités éditées par la maison ne se privent pas de clamer haut et fort qu'il s'agit bien d'aiguilles françaises.

Outre la firme Bohin, il existait aussi, dans les années 1880, de petits fabricants dans la région de L'Aigle, dans l'Orne. Cependant, la production anglaise avait une telle réputation de qualité que nombre d'entre eux vendaient leurs produits sous des noms anglo-saxons. Il fallut une bonne vingtaine d'années avant qu'ils n'osent proposer des marques à consonance française !

On peine à croire que, jusqu'au début du xixe siècle, le bouton était un objet de luxe très peu répandu. Comparable aux bijoux et réservé à un très petit nombre, il en existait faits de matières précieuses, ou délicatement peints ou bien encore ouvrés en de riches passementeries. Seuls faisaient exception certains uniformes militaires qui bénéficiaient de boutons taillés dans du cuivre. De 1800 à 1830 environ, la fabrication en série fut d'abord l'apanage de l'Angleterre, puis, en France, c'est avec l'essor des grands magasins, qui les vendaient présentés sur cartes, que le bouton se popularisa. Déjà évoquée dans les pages consacrées au ciseaux de nacre, la ville de Méru, dans l'Oise, fut, entre 1860 et jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale, le plus grand centre européen de production de boutons de nacre, exportant plus de la moitié de sa production vers de nombreux pays du monde.

L'industrie du ruban s'est développée dans la région de Saint-Étienne, Saint-Chamond et Saint-Didier-en-Velay, où elle était disséminée en de multiples petits ateliers. D'importants progrès techniques – et notamment le perfectionnement des métiers à la barre –, réalisés à partir de 1830, vont permettre une production en série dans laquelle pourront intervenir de multiples couleurs. Datant de la fin du xixe siècle, les pages de ce catalogue d'un fabricant stéphanois en sont une superbe illustration.. Les rubans les plus anciens sont en soie, et, par la suite, des matières synthétiques l'imitant seront utilisées. Devant le charme de tels rubans, on saisit le sens des multiples évocations qui, dans la littérature populaire, faisaient de la possession d'un morceau de ruban un bien apprécié, voire précieux.

Extraits du chapitre albums :

C'est un certain Wittich, marchand de gravures à Berlin, qui, vers 1805, aurait été le premier à avoir l'idée de proposer des grilles de motifs coloriées à la gouache. Ses publications rencontrèrent un succès immédiat et s'exportèrent vers plusieurs pays, dont la France. Signée H.K., pour Heinrich Kuehn, Berlin, cette série est gouachée, ce qui d'ailleurs ne rend par les modèles très faciles à suivre, les grilles disparaissant sous la couche de peinture. Probablement de la même époque, vers 1880, les trente-deux cartes à broder contenues dans cette délicieuse boîte ne présentent pas cet inconvénient : elles sont aquarellées, ce qui permet de distinguer les grilles par transparence. Le couvercle mentionne le nom d'Augustin Legrand. Ce Petit Chaperon rouge gouaché est anonyme. Les chiffres qui sont inscrits indiquent le nombre de points du modèle..

Si les albums SAJOU sont les plus nombreux et les plus recherchés, ce ne sont pas les seuls. Ceux édités par la maison Rouyer, et repris par ses successeurs André Béranger et James-Weill, sont également pleins de charme. Le rose et le bleu sont consacrés à la broderie, le jaune orangé au point de croix. Avec deux autres albums Rouyer, un exemplaire édité par le Bon Marché. D'autres modèles existent au nom de grands magasins, et notamment Aux Deux Magots, dessinés par la maison Rouyer. Destiné au crochet, un album PFN, pour Poiret Frères et Neveu, marque déjà évoquée page 154. Pour ce qui est d'Alexandre, Cartier-Bresson ainsi que L.V., qui signe le petit exemplaire de lettres décalquables, d'autres livrets figurent plus loin. Il existe aussi des éditions totalement anonymes, notamment une série imprimée en noir sur du papier vert, dont un exemplaire figure ici. Ces modèles ne sont pas, comme les autres, en accordéon, mais sous la forme d'une grande feuille maintes fois repliée.